qui aurait imaginé ce blog sans notre grande star nationale du basket... j'ai nommé Tony Parker.

qui aurait imaginé ce blog sans notre grande star nationale du basket... j'ai nommé Tony Parker.
Les béotiens l'ignorent, mais aucun des amateurs de basket ne s'y trompe : William Tony Parker porte le même nom que son père (et son grand-père) Originaire de Chicago, Tony Parker senior était un excellent défenseur, qui aurait pu évoluer avec les Bulls. Bardé d'une honnête réputation outre-Atlantique, il a écumé les Championnats des Pays-Bas, de Belgique, avant de finir sa carrière de joueur en France (vainqueur de la Coupe de France en 1984) et commenter les matchs de NBA sur France 3. Evidemment, le petit Tony, mais aussi ses deux jeunes frères, Terence et Pierre, ont été vite atteints par le virus. Après le divorce de leurs parents, ils ont vécu avec leur père, assistant à ses matchs. Le parrain de Tony ? Jean-Pierre Staelens.

Ce nom renvoie directement au milieu du basket. Et on ne peut que comprendre l'influence de ce dernier sur Tony, son filleul. Jean-Pierre Staelens reste l'homme aux 100 sélections, toujours détenteur d'un record mythique (71 pts marqués en une rencontre avec Denain, en ce jour de 1967, face à Valenciennes). C'est lui, le premier, qui avait repéré Tony Parker senior aux Etats-Unis, en 1978, bien avant de devenir l'agent du fils. Il est décédé brutalement d'un accident cardiaque le 31 décembre 1999, mais reste très présent dans la famille.

Le hasard l'a voulu : c'est à Bruges que Tony est né. « Quand on était petit, on déménageait tout le temps, explique-t-il. On suivait notre père. » Au gré des contrats paternels, la caravane Parker a fait escale à Gravelines, Denain, Fécamp... et Rouen. C'est là que les frangins ont fixé leurs racines et débuté dans le basket.

Mais c'est par le football que Tony a débuté. « Je jouais avant-centre, j'adorais marquer des buts », dit-il. Pourtant, en voyant évoluer Michael Jordan, il opte pour le basket et s'inspire de la méga-star des Bulls. « En 1996, j'étais en vacances dans ma famille à Chicago, raconte Tony. Grâce à mon oncle, on a pu assister à un entraînement avec mes frères et mon cousin. On a parlé avec Scottie Pippen et on a pris une photo avec Jordan ! » Ce moment magique a été immortalisé, alors que le " good luck " du maître reste gravé dans sa mémoire. Cela dit, c'est à son père qu'il fait référence lorsqu'il parle d'exemple en mai 2000 : « Je voudrais suivre l'exemple de mon père, mais en faisant mieux », lâche-t-il. Ne voyez pas une morgue démesurée dans ces paroles, ce n'est pas le genre de la maison. Mais Tony Parker est conscient de sa valeur et de sa progression fulgurante. « J'ai des qualités de vitesse et d'agilité, admet-il. Surtout, je fais tout plus vite que les autres, j'apprends plus vite. Chaque fois, j'ai joué surclassé. Jamais avec des gars de mon âge. Mais c'est comme ça qu'on progresse. Du coup, j'ai explosé vachement tôt. »

En revanche, il a pris son temps pour grappiller des centimètres. Et avant que sa croissance tardive (vers 15 ans) le hisse à 1,86m, sa petite taille avait déjà décidé de son poste. « Je suis meneur, un poste clé parce que c'est toi qui t'occupes de tout. Victoire ou défaite dépendent de ta performance. C'est toi qui annonces les systèmes, qui décides d'accélérer, de ralentir, tu as tout le temps la balle en main. » Une responsabilité qu'il assume parfaitement. « J'aime bien avoir de la pression. Y compris celle des médias. C'est comme ça que tu te surpasses. »

Le rêve Américain

« Pour tout basketteur, le rêve c'est de jouer en NBA. C'est là qu'il y a les meilleurs joueurs. En France, tu parles aux gamins, ils connaissent tous les mecs de la NBA, pas un seul de Pro A. Et puis, même si ce n'est pas le principal, il faut savoir que le plus mauvais en NBA gagne autant d'argent que le meilleur français. Et sans les impôts... »

Pour lui, la NBA, c'est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Courant 2000, il est retenu pour participer à Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il tape dans l'½il des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Il est alors courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA. « C'est mon père qui prenait les contacts. Parce qu' aux Etats-Unis, ils sont très isolationnistes, mais qu'en passant par mon père, ils ne retenaient qu'une chose, c'est que j'étais à moitié américain. Rien que mon nom sonnait en ma faveur : Tony Parker, c'est pas français. »

Conscient des règles de ce milieu, de l'aspect " politique " à adopter pour réussir, Tony Parker avance à grands pas. Il n'a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. « A la maison, mon père parlait anglais, je répondais en français, mais au PS-G, je servais de traducteur aux Américains », raconte-t-il. D'ailleurs, à la fin de sa première année au PS-G, Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, direction Georgia Tech pour deux saisons en NCAA, avant de briguer la draft pour la NBA.

# Posté le vendredi 03 mars 2006 10:52

Modifié le mardi 10 juillet 2007 12:20

suite Tony Parker...

suite Tony Parker...
Ce départ n'aura pas lieu. Didier Dobbels est remplacé par un coach américain, Ron Steward, tandis que Laurent Sciarra décide de quitter la capitale. Ce qui change tout pour Tony. « Je le connais bien Ron, se réjouit-il à l'époque. Il m'a dit qu'il me ferait jouer et le PS-G m'a refait une offre très intéressante. » La négociation prend forme, d'autant que, dans l'intervalle, T.P. a ajouté une ligne à son palmarès. Avec l'équipe de France juniors, à Zadar (Croatie), il a obtenu ce qu'il convoitait, le titre de champion d'Europe de la catégorie -ce que seule la génération de 1992 avait réalisé jusque là-, en même temps que celui de MVP du tournoi.

A la tête d'une équipe composée de jeunes joueurs (Diarra, Zig, Rupert), Tony tente de mener le PBR au sommet du championnat. Mais très vite, cette équipe pétrit de talents montre ses limites. Les " Metropolitains " alternent des résultats en dents de scie pour terminer à la 8e place de la saison régulière, dernière place qualificative pour les play-offs. Face à l'ogre du championnat, l'ASVEL, Paris " explose " au cours des deux matches.

« Villeurbanne a montré qu'ils étaient plus forts que nous, explique-t-il après l'élimination devant le public parisien, qui sent le savoir, vient d'assister au dernier match de TP dans le championnat français. Ils ont été constants pendant les deux matches et il n'y a vraiment rien à dire. On était dépassé, ils étaient plus en rythme et voilà. Ça donne un écart de 30 points sur les deux matches. De mon côté, je suis fatigué. Je ne sais pas pourquoi mais je suis réellement cassé. Les quelques jours de repos arrivent au bon moment parce que la saison a été longue. »

Avec près de 15 points de moyenne et 6 passes décisives (14,7 pts et 5,7 pds) par match, Tony est élu 3eme meilleur joueur français de Pro A dès sa première saison. Mais pour T.P., le plus important reste à venir. Le prodige du basket français a en effet décidé de se présenter à la draft 2001 afin de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA. Après des works-out à couper le souffle, TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. « C'est l'équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleurs équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ca va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile. »

Mais le plus incroyable reste à venir. A 19 ans, Tony, qui espère jouer environ 15 minutes par match, entre dans l'histoire de la NBA en devenant le plus jeune meneur de jeu titulaire. « Au départ, mon objectif était de devenir le meneur titulaire dans la deuxième partie de saison, après le All-Star Game à Philadelphie en février. Mais comme j'ai bien joué à l'entraînement, le coach a décidé de me mettre dans le cinq de départ dès le cinquième match. Popovich disait que l'équipe jouait mieux lorsque j'étais sur le terrain. C'est pour ça que tout est allé si vite », explique Tony après son deuxième match dans le cinq de départ contre Charlotte. La folle aventure ne fait que commencer.

Avec les tours jumelles, Duncan et Robinson, Tony mène les Spurs au titre de champion de la division Midwest au terme de la saison régulière. Place aux play-offs, où Seattle et Gary Payton promettent l'enfer au Frenchie. Les compteurs remis à zéro, une nouvelle compétition commence. Mais TP, lui, ne change pas. Opposé à l'un des meilleurs meneurs de jeu du monde, le n°9 des Spurs dépasse le maître. 17,2 pts par match à 50% de réussite aux tirs dont 53,3% à trois points.. Tony Parker entre dans la cour des grands dès sa première saison. Rien ne semble pouvoir l'arrêter... hormis la bande à O'Neal et Bryant, qui stoppe une nouvelle fois les Spurs en demi-finale de Conférence (4-1). « L'année prochaine, je veux gagner le titre avec les Spurs », prévient Tony, qui aura vu sa saison marquée par une présence au All-Star Rookie et dans le meilleur cinq des rookies.

Pour sa deuxième année, Tony est attendu au tournant. L'effet de surprise n'existe plus. Mais une nouvelle fois, il éclabousse de toute sa classe le plus relevé des championnats de basket. Les Spurs impressionnent tout au long de la saison, avec un Duncan d'une autre planète. Le natif des Iles Vierges se voit décerné pour la deuxième année consécutive le titre de MVP de la saison régulière. Le moment de vérité est arrivé, San Antonio retrouve Ph½nix, premier adversaire de ces play-offs.
La bataille est terrible. Face à Stephon Marbury, sa bête noire, TP semble avoir perdu son basket. Touché mais pas abattu, il faudra attendre la troisième rencontre pour que Tony montre son vrai visage. « Je ne vais pas mentir, j'étais frustré. Mais je ne me suis jamais pris la tête en me disant que je ne pouvais rien faire contre Marbury. Ceux qui ont pensé et dit ça ont vraiment abusé. Il faut arrêter... Ce n'est pas parce que j'ai loupé deux matchs qu'il faut m'enterrer », analyse Tony, auteur de 29 points. Quatre matchs plus tard, les Spurs gagnent leur billet pour la demi-finale contre les... Lakers.

A la recherche d'un quatrième titre consécutif, Los Angeles annonce la couleur en prédisant une victoire 4-0. La bande à O'Neal tombe de haut dès le premier match en s'inclinant (87-82) au SBC Center. « Les Lakers parlent toujours beaucoup, on ne va pas les changer », concède Tony, dont le compteur est resté bloqué à 9 points. 48 heures plus tard, alors que tout le monde attend une réaction des Lakers, San Antonio pulvérise la bande à Phil Jackson avec un incroyable 56% aux shoots, dont 57% à 3 points. « Ce n'est pas tous les jours que le cinq de départ reste sur le banc face aux Lakers pour le dernier quart-temps. C'est clair, c'était royal. Il était difficile d'espérer mieux », s'exclame TP après cette démonstration (114-95).

Changement de décor au Staples Center. Après avoir surclassé le Game 3, les Lakers trouvent les ressources nécessaires pour égaliser à 2-2 après avoir touché le fond. « Ca fait mal... C'est une défaite difficile à digérer parce que nous avons eu 16 points d'avance. Malheureusement, les Lakers son revenus dans les dernières minutes. Ils mènent de 3 points à 14s de la fin du match et c'est à ce moment là que j'effectue une mauvaise passe sur la remise en jeu. Avec cette balle perdue, le match est terminé », concède Tony, déçu de ne pas avoir su gérer la dernière possession de balle. Tout est à refaire pour San Antonio. Le public texan retient son souffle dans le Game 5. 96-94 pour SA a quelques secondes de la sirène. Robert Horry, transparent depuis le début de la série, dégaine à 3 points malgré le retour de TP. « Sur le moment, j'ai vraiment pensé qu'elle allait terminer dedans. Tim (Duncan) et Bruce (Bowen) faisaient prise à deux sur Kobe. Quand j'ai vu que la balle allait terminer dans les mains de Horry, j'ai couru comme un malade pour tenter de le gêner. Pu..., elle n'est pas passée loin, j'ai vraiment eu chaud. C'est comme ça, la chance a tourné. Mais je m'en fous royalement, cette victoire, on la prend avec plaisir. » Les Lakers ne s'en relèveront pas. Malgré l'avantage du terrain, les champions en titre s'écroulent (82-110). Les Spurs sont en finale de la Conférence Ouest.

# Posté le vendredi 03 mars 2006 10:57

Tony Parker et oui encor suite et fin...

Tony Parker et oui encor suite et fin...
Incapables de crucifier Dallas dans le Game 1, les Spurs perdent l'avantage du terrain alors que la victoire leur tend les bras (113-110). Une mauvaise habitude qui semble coller à la peau de San Antonio depuis le début des play-offs. Explications de Tony. « La seule raison de cette défaite, c'est notre manque de réussite aux lancers francs. Dallas a réussi un 49/50 alors que de notre côté, on a fait un 31/48. C'est toujours la même chose, on perd à chaque fois notre avance à cause des lancers francs. On est incapables de les mettre dans les moments importants. »

Les Spurs ne reproduisent pas la même erreur le match suivant et s'envolent pour Dallas avec l'objectif de remporter au moins un match. Les Spurs ne tremblent pas, à l'image d'un Tony Parker insaisissable (29 points, 8 rebonds, 3 passes et 2 interceptions). La finale semble jouer après une deuxième victoire à l'extérieur et un nouveau festival de TP, meilleur marqueur de la rencontre avec 25 points. Mais malgré l'absence de Dirk Nowitzki, touché à la cheville, Dallas profite d'un nouveau passage à vide de San Antonio dans le quatrième quart-temps du Game 5 pour revenir à 3-2. « C'est toujours la même chose. Quand on perd, c'est qu'on a loupé de nombreux lancers francs. Pfft, ça fait vraiment ch... », concède Tony, auteur d'une prestation en demi-teinte.

Le sixième match n'a pas encore commencé que les Spurs se voient privés de TP, affaibli par une grippe. Cela n'empêchera pas San Antonio de gagner son billet pour la finale, grâce à un formidable Steve Kerr, auteur de quatre paniers à 3 points dans le dernier quart-temps. « J'ai mal à la gorge, à la tête, j'ai mal partout mais ce n'est pas grave, je profite du moment. Le seul problème, c'est que je ne peux pas crier à cause de mon mal de gorge. (Rires) Mais c'est incroyable », s'exclame TP dans le bus du retour, qui a déjà la tête à la finale contre New Jersey.

« Tony Parker-Jason Kidd », « Le kid contre le Kidd ». Le ton est donné dans cette finale NBA, présentée comme un duel entre l'actuel meilleur meneur de jeu du monde et TP, tout juste âgé de 21 ans. Auteur d'un match exceptionnel, Tim Duncan rappelle à tout le monde dans le Game 1 qu'il a été élu MVP de la saison régulière et que sa présence dans la raquette peut-être la clef de cette finale : 32 points, 20 rebonds, 6 passes et 7 contres. TP n'est pas en reste puisqu'il marque 16 points, tout en limitant Jason Kidd à 10 points (4/17 ). 1-0 pour TP et les Spurs. « Pour un premier match en finale NBA, je trouve que c'était pas mal, explique le nouveau phénomène des parquets US. J'ai bien défendu et j'ai bien géré l'équipe en attaque. De son côté, Jason Kidd a connu une soirée off. Il a loupé pas mal de shoots mais je sais très bien qu'il va revenir fort dans le Game 2. »

Effectivement, Jason Kidd répond de la plus belle des manières. 30 points et la victoire aux Nets de deux petites unités (87-85) au SBC Center, alors que Tony continue à flamber en marquant 21 points. Avec trois matchs à suivre à New Jersey, San Antonio n'a pas le droit à l'erreur et compte sur Tim Duncan, transparent dans le Game 2, pour relancer la machine. Mais comme à son habitude, oubliant toute pression, Tony fait plier a lui tout seul les Nets dans le Game 3. (26 points) « On va dire que j'étais encore très chaud ce soir. (Rires) Pourtant, en première mi-temps, c'était loin d'être évident. Les spectateurs ont assisté à un match à l'européenne puisque nous avons rejoint les vestiaires sur un score de 33-30 pour nous. Par contre, en deuxième mi-temps, j'ai décidé de passer la vitesse supérieure. C'était excellent, tout rentrait. J'avais la main trop chaude. » « C'est magnifique », titre le lendemain en français la presse new-yorkaise, pourtant peu habituée à délivrer des compliments. Le plus incroyable, c'est qu'après trois matchs, Tony se positionne pour le titre de MVP de la finale.

San Antonio redescend très vite sur terre en perdant d'un point le Game 4 (77-76). Avec un seul panier sur douze tentatives, TP termine la rencontre avec 3 petits points. Le meneur de jeu positive, parle d'un soir sans et de jours meilleurs. Les performances personnelles n'ont aucune importance. Tony l'avait annoncé avant le coup d'envoi de la saison régulière, son objectif est de remporter après seulement deux ans le titre NBA. Si certains ont trouvé ses propos prétentieux, Tony leur montre que ce rêve s'apprête à devenir réalité en remportant le Game 5 (93-83). Il ne reste plus qu'à finir le travail au SBC Center, pour fêter le titre avec les fans. Et le 15 juin 2003, en dominant pour la dernière fois les Nets, San Antonio est sacré champion NBA. « Franchement, c'est énorme, hurle Tony Je rêve de ça depuis que je suis tout petit. C'est trop fort, je suis trop content. J'ai dû mal à décrire ce que je ressens, c'est tellement fort ce que je suis en train de vivre. Dans les vestiaires, j'étais comme un fou. Je ne voulais pas la lâcher la Coupe, hurle Tony, quelques heures après la victoire. Pour moi, ce n'est que le début. On va enchaîner maintenant ! Je suis jeune, Tim (Duncan) aussi. On va essayer de faire une dynastie. Et à titre personnel, je veux devenir All-Star. De toute façon, ce n'est pas fini. J'ai encore plein de trucs à faire. » L'histoire ne fait que commencer.

Malgré un cinq de départ renouvelé à 50% pour cette nouvelle saison, l'objectif des Spurs est simple : réaliser le doublé. Pour cela, les hommes de Popovich ont 82 matches pour trouver leur rythme de croisière avant le début des play-offs. C'est pourtant sans Tony Parker que les Spurs ouvrent la saison face à Phoenix. Touché à la cheville en match de pré-saison contre les Knicks, Tony assiste à la victoire des siens du banc, avec la bague de champion au doigt. Le pire reste pourtant à venir. Après seulement dix jours de compétition, l'infirmerie est pleine à craquer. « Si ça continue, Pop va finir avec une crise cardiaque. Vous vous rendez compte, on a perdu Tim Duncan (entorse de la cheville), Anthony Carter (tendinite au genou, absent encore une semaine) et Alex Garcia (blessé au pied, absent deux mois) ! On n'a plus de meneurs dans l'équipe ! Il n'y a pas d'autre mot : on est dans la m... » concède Tony, qui effectuera finalement son retour sur les parquets plus de trois semaines après sa blessure.



Faite de hauts et de bas, la saison régulière des Spurs ressemble à une véritable montagne russe. Mais comme chaque année, le vrai visage des Spurs prend forme après le All-Star Game, malgré un Tim Duncan amoindri par une blessure au genou. Les victoires s'enchaînent et les champions en titre finissent l'année sur les talons de Minnesota, premier de la Conférence Ouest. C'est donc Memphis qui tentera d'inquiéter TP and Co au 1er tour des play-offs. « Il ne faut pas les sous estimer puisqu'ils ont gagné 50 matchs cette année. Mais c'est vrai qu'ils n'ont pas notre expérience. C'est un avantage énorme pour nous. Ils n'ont jamais joué un match de play-offs et à ce niveau de la compétition, c'est très pénalisant », explique Tony la veille du premier match. Le meneur de jeu des Spurs avait vu juste. Les Grizzlies sont balayés 4-0 avec un Tony au sommet de son art (21 points et 8,5 passes décisives). Le choc tant attendu aura donc lieu. Les Lakers, tombeurs de Houston (4-2), se dressent sur le chemin de San Antonio dès les demi-finales.



« Comme l'année dernière, nous allons donc jouer les Lakers. Cela ne me dérange pas. Au contraire, j'aime bien jouer contre les Lakers. C'est à chaque fois un grand combat. Je m'attends à une très belle série », déclare Tony. 30 points dans le Game 1, 25 dans le suivant avec à chaque fois la victoire au bout, Tony et San Antonio réalisent une démonstration face à la « Dream Team » de Los Angeles. Deux matchs hors du commun, après un festival face à Memphis, propulsent le français à la tête des meilleurs meneurs de jeu de la Ligue. « J'essaie juste d'être agressif et d'être un peu plus le leader de l'équipe. C'est ce que Pop souhaite. Pour le moment, ça marche à merveille. J'espère que ça va continuer ainsi », explique Tony.



Malheureusement, la suite de la série tourne au cauchemar. Battus à deux reprises au Staples Center, les Spurs pensent reprendre l'avantage dans le Game 5 quand Tim Duncan marque un panier à la dernière seconde du match. 1 point d'avance à quatre dixièmes de la fin du match, les Spurs ne peuvent pas perdre. Le SBC Center est en ébullition. Les champions en titre ne sont plus qu'à une victoire de la finale de Conférence. Derek Fisher ne l'entend pas ainsi et réussit l'impossible en rentrant son shoot. « Tim m'en a parlé quand il a vu le ralenti. Il pense que le chrono n'a pas démarré quand la balle est arrivée dans les mains de Fisher. » A l'image de son équipe, Tony ne s'en remettra pas et quittera les play-offs par la petite porte après un nouveau revers à Los Angeles, 88-76. Désormais, rien ne semble pouvoir arrêter Los Angeles. Un nouveau titre leur tend les bras. Détroit ne semble pas en mesure d'inquiéter les deux meilleurs joueurs du monde, Shaq O'Neal et Kobe Bryant. Ce sont pourtant les joueurs de l'Est qui succèdent à San Antonio à la surprise générale. De son côté, Tony Parker a décidé de prendre les choses en main. « Même si je suis dégoutté, cet échec me donne envie de fournir un gros travail cet été pour revenir encore plus fort l'année prochaine. Je vais travailler mon tir pour gagner en régularité. Mon objectif est de conquérir un nouveau titre et de devenir All-Star. »

Son absence aux qualifications de l'Euro 2005 a fait grincer quelques dents. Mais Tony c'est ce qu'il veut. Après trois années en NBA et plus de trois cents matchs disputés, le meneur de jeu des Spurs éprouve le besoin de faire un break pour préparer les échéances à venir avec San Antonio et l'équipe de France. Ce qu'il ne sait pas à cette époque, c'est que Peter Holt, le propriétaire des Spurs, va jouer au poker menteur avec lui en pleine préparation de la saison. Mark Fleisher, l'agent de Tony, et les Spurs entament des négociations sur le nouveau contrat de Tony. Pour éviter de voir TP s'envoler sous d'autres cieux l'été suivant, les dirigeants de San Antonio espèrent régler l'affaire avant le 1er novembre, date buttoir pour trouver un accord. Mais la proposition des Spurs ne satisfait pas Tony. Finalement, à quelques heures de la clôture des transferts, le coup de téléphone tant attendu arrive. « Je suis trop content. J'ai du mal à exprimer ce que je ressens. Il y a eu tellement de retournements de situations... Ces derniers jours, je croyais que ça allait se faire. Mais aujourd'hui, je n'y croyais vraiment plus. J'étais un peu énervé à l'entraînement. Je me disais que j'allais être free-agent l'été prochain et qu'il me restait plus qu'à donner le maximum cette année pour intéresser d'autres équipes. Finalement, les Spurs m'ont appelé en début de d'après-midi pour me dire que c'était bon, que le Président (Peter Holt) avait craqué. Maintenant, c'est fait, je suis un Spurs pour les six prochaines saisons. Et j'espère vraiment y terminer ma carrière » déclarait Tony après la bonne nouvelle annoncée par Gregg Popovich en personne.



Le contrat en poche, Tony pense aborder la saison sereinement. Le contraire va se produire. Souhaitant montrer aux Spurs qu'ils ne s'étaient pas trompés en investissant 66 millions de dollars, Tony, inconsciemment, ne joue plus naturellement. Après un mois de galère, le vrai TP est de retour, alignant perf sur perf. En jouant de la sorte, le n°9 des Spurs peut désormais espérer une participation au All Star Game en février. « Les douze premiers matchs m'ont fait très mal. Maintenant, avec la série que je viens de réaliser, je sais que j'ai une chance d'être à Denver. Comme Steve Nash est le meilleur passeur de la Ligue, il est clair qu'il sera choisi par les coachs. Après, le dernier billet va se jouer entre Sam Cassel, Mike Bibby et moi » expliquait Tony le 5 janvier après une écrasante victoire face aux Lakers. Finalement, à la surprise générale, aucun autre meneur de jeu viendra renforcer l'équipe de la conférence Ouest. Les Spurs auront tout de même deux joueurs présents à Denver, Tim Duncan et Manu Ginobili. De son côté, Tony profitera de cette coupure pour faire une virée à Las Vegas en compagnie de Boris Diaw.

Les Spurs attaquent la dernière ligne droite avant les play-offs avec l'espoir de coiffer les Suns sur le fil pour la première place de la Conférence Ouest. Malgré les prouesses de TP (record de points contre Golden state avec 35 unités), les blessures à répétition de Tim Duncan (entorse de la cheville) et la fatigue de Manu Ginobili sont de trop. L'armada offensive de Phoenix ne craque pas. San Antonio retrouve donc au 1er tour Denver, l'épouvantail de la Ligue depuis le All Star Game. « C'est l'équipe en forme du moment. Ils ont terminé la saison en trombe, avec 24 victoires sur les 28 derniers matchs. L'arrivée de Georges Karl leur a fait énormément du bien. Ils jouent très bien au basket et contre nous, ils répondrent à chaque fois présents. C'est pour ça, je trouve que cette série ressemble à celle de Phoenix il y a deux ans (victoire des Spurs au 1er tour, 4-2). Je m'attends donc à une série difficile à négocier. Il va falloir faire très attention » explique Tony. Ce n'est pas six mais cinq matchs que les Spurs disputeront. Surpris d'entrée à domicile, San Antonio réalise un sans faute par la suite, avec un game 4 d'anthologie, gagné après prolongation (TP marque 9 des 11 points des Spurs).



La série suivante face à Seattle semble être une formalité pour les hommes de Popovich, vainqueurs des deux premiers matchs à la maison. Un sursaut d'orgueil des Sonics relance la série. A 2-2, Ray Allen and CO s'épanchent dans la presse. San Antonio ne rentre pas dans ce jeu et répond... sur le parquet en s'imposant au SBC Center dans le Game 5. Tim Duncan finit le travail à Seattle en rentrant le shoot de la victoire à la dernière seconde. Place aux choc tant attendu, Phoenix-San Antonio. L'attaque contre la défense. Depuis les Lakers des années 80, plus aucune équipe n'a réussi à remporter un titre NBA en basant son jeu sur l'attaque. Contre toute attente, San Antonio prend Phoenix a son propre son jeu et réalise un festival offensif. Incroyable. Trois matchs, trois victoires des Spurs. Phoenix comprend qu'il lui faudrait un miracle pour renverser la tendance. La victoire dans le Game 4 ne sera pas suffisante, les Spurs se qualifient pour la finale NBA grâce à un succès 4-1. « Je suis heureux, explique Tony dans l'avion du retour, parce que je regarde Glenn Robinson et Tony Massenburg qui ont tous les deux un grand sourire. C'est la première fois qu'ils vont en finale NBA et ça se voit. Ca me fait vraiment plaisir. Ca me rappelle 2003 quand je disputais ma première finale. »



San Antonio-Detroit. Les deux meilleurs défenses de la Ligue face à face, les deux derniers champions en titre. La lutte s'annonce acharnée. Le combat tant attendu n'a pas lieu. San Antonio survole les deux premières rencontrent à domicile avec un Ginobili de feu. Champion olympique à Athènes, MVP du tournoi et sélectionné au All Star Game, l'Argentin a pris une nouvelle dimension. Alors que tout le monde s'attend à une finale à sens unique, les Pistons réagissent dans leur salle et infligent deux corrections aux Spurs. 2-2, balle au centre. Le Game 5 s'annonce décisif au Palace d'Auburn Hills. L'égalité est parfaite à la fin du quatrième quart-temps. « Mister big shot » (Robert Horry) prend alors le match à son compte en enchaînant les tirs primés. A 6 six secondes de la fin de la prolongation, Horry plante une nouvelle banderille à 3 points et permet aux Spurs de prendre l'avantage d'une unité. Une dernière défense de TP sur Hamilton scelle le sort de la rencontre. Touché mais pas abattu, Détroit trouve les ressources nécessaires pour s'imposer à San Antonio dans le Game 6. Le titre se jouera donc lors du dernier match, ce qui n'était plus arrivé depuis 1994 et la finale Houston-New York. Le SBC Center retient son souffle. Détroit mène de 9 points dans le 3e quart-temps. Le titre semble s'éloigner du Texas avant que Tim Duncan et Manu Ginobili prennent les choses en main, secondés par un TP gestionnaire. Les fans peuvent exulter, l'équipe de Popovich remporte un troisième titre en sept ans. De son coté, Tony rejoint Magic Johnson et Kobe Bryant avec deux bagues de champion à 23 ans... « C'est vraiment génial. J'éprouve énormément de plaisir. C'est assez incroyable de remporter un titre sur un septième match. Tu ne peux pas rêver d'une plus belle fin. J'ai vraiment l'impression d'être né sous une bonne étoile. Deux titres en quatre ans, il est difficile d'espérer mieux » hurle Tony après ce formidable succès.

# Posté le vendredi 03 mars 2006 11:05

On ne le presente meme plus tant il terifie les defenses anglaises... pire qu'un certain Wright ... tout un symbole Mr Henry!

On ne le presente meme plus tant il terifie les defenses anglaises... pire qu'un certain Wright ... tout un symbole Mr Henry!
Pays: France

Age :28 ans

Date de naissance: 17 août 1977

Lieu de naissance: Les Ulis

Taille: 1m88

Poids: 83 kg

Poste: Attaquant

Club actuel: Arsenal



Palmarès :

Titres Soulier d'or européen en 2004 (Arsenal)
Vainqueur de la Coupe du Monde en 1998 (FRANCE)
Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003 (FRANCE)
Vainqueur du Championnat d'Europe en 2000 (FRANCE)
Champion de France en 1997 (Monaco)
Champion d'Angleterre en 2002, 2004 (Arsenal)
Meilleur buteur du Championnat d'Angleterre en 2002, 2004, 2005 (Arsenal)
Vainqueur de la Coupe d'Angleterre en 2002, 2003 (Arsenal)
Vainqueur de la Charity Shield en 2004 (Arsenal)
Finaliste de la C3 en 2000 (Arsenal)
Finaliste de la Coupe d'Angleterre en 2001 (Arsenal)


1er Match en D1: Monaco - Nice : 0-2 le 31/08/1994

1ère sélection: (Lens) France - Afrique du Sud : 2-1

Sélections: 76 sélections, 31 buts

# Posté le vendredi 03 mars 2006 11:17

michalak notre zizou du rugby... a tel point qu'on ce demande comment il c'est fait sifler par ces "vieux bourgeois de merde" au stade de France comme le dit si bien notre selectioneur Bernard Laporte!

michalak notre zizou du rugby... a tel point qu'on ce demande comment il c'est fait sifler par ces "vieux bourgeois de merde" au stade de France comme le dit si bien notre selectioneur Bernard Laporte!
Né le 16 octobre 1982, Frédéric se retrouve au stade Toulousain dès qu'il est poussin.

A 21 ans, il est consacré champion d'Europe avec Toulouse et accède à la finale de la coupe du monde à Sydney avec la France, mais elle perdra contre l'Angleterre, grâce à un Johnny Wilkinson très en forme.

Fred est aussi un beau gosse et a défilé pour les plus grands couturiers ; on peut dire que la chance lui sourit.

FREDERIC MICHALAK
International.
Palmarès: Champion d'Europe 2003 et 2005; Champion de France 2001

Français
Né le : 16/10/1982 à Toulouse (31)
Célibataire
1 m 80 - 80 kg
Demi-d'ouverture ou demi-de-mêlée AUTRES JOUEURS B.Baby J.Bouilhou T.Brennan Y.Bru V.Clerc J-F Dubois J-B.Elissalde J.Fiorini F.Fritz X.Garbajosa D.Gérard O.Hasan C.Heymans D.Human Y.Jauzion N.Jeanjean G.Lamboley F.Maka I.Maka A.McCullen M.Médard G.Menkarska F.Michalak R.Millo-Chluski Y.Nyanga F.Pelous C.Poitrenaud J-B.Poux W.Servat G.Thomas

# Posté le vendredi 03 mars 2006 11:29