Les béotiens l'ignorent, mais aucun des amateurs de basket ne s'y trompe : William Tony Parker porte le même nom que son père (et son grand-père) Originaire de Chicago, Tony Parker senior était un excellent défenseur, qui aurait pu évoluer avec les Bulls. Bardé d'une honnête réputation outre-Atlantique, il a écumé les Championnats des Pays-Bas, de Belgique, avant de finir sa carrière de joueur en France (vainqueur de la Coupe de France en 1984) et commenter les matchs de NBA sur France 3. Evidemment, le petit Tony, mais aussi ses deux jeunes frères, Terence et Pierre, ont été vite atteints par le virus. Après le divorce de leurs parents, ils ont vécu avec leur père, assistant à ses matchs. Le parrain de Tony ? Jean-Pierre Staelens.
Ce nom renvoie directement au milieu du basket. Et on ne peut que comprendre l'influence de ce dernier sur Tony, son filleul. Jean-Pierre Staelens reste l'homme aux 100 sélections, toujours détenteur d'un record mythique (71 pts marqués en une rencontre avec Denain, en ce jour de 1967, face à Valenciennes). C'est lui, le premier, qui avait repéré Tony Parker senior aux Etats-Unis, en 1978, bien avant de devenir l'agent du fils. Il est décédé brutalement d'un accident cardiaque le 31 décembre 1999, mais reste très présent dans la famille.
Le hasard l'a voulu : c'est à Bruges que Tony est né. « Quand on était petit, on déménageait tout le temps, explique-t-il. On suivait notre père. » Au gré des contrats paternels, la caravane Parker a fait escale à Gravelines, Denain, Fécamp... et Rouen. C'est là que les frangins ont fixé leurs racines et débuté dans le basket.
Mais c'est par le football que Tony a débuté. « Je jouais avant-centre, j'adorais marquer des buts », dit-il. Pourtant, en voyant évoluer Michael Jordan, il opte pour le basket et s'inspire de la méga-star des Bulls. « En 1996, j'étais en vacances dans ma famille à Chicago, raconte Tony. Grâce à mon oncle, on a pu assister à un entraînement avec mes frères et mon cousin. On a parlé avec Scottie Pippen et on a pris une photo avec Jordan ! » Ce moment magique a été immortalisé, alors que le " good luck " du maître reste gravé dans sa mémoire. Cela dit, c'est à son père qu'il fait référence lorsqu'il parle d'exemple en mai 2000 : « Je voudrais suivre l'exemple de mon père, mais en faisant mieux », lâche-t-il. Ne voyez pas une morgue démesurée dans ces paroles, ce n'est pas le genre de la maison. Mais Tony Parker est conscient de sa valeur et de sa progression fulgurante. « J'ai des qualités de vitesse et d'agilité, admet-il. Surtout, je fais tout plus vite que les autres, j'apprends plus vite. Chaque fois, j'ai joué surclassé. Jamais avec des gars de mon âge. Mais c'est comme ça qu'on progresse. Du coup, j'ai explosé vachement tôt. »
En revanche, il a pris son temps pour grappiller des centimètres. Et avant que sa croissance tardive (vers 15 ans) le hisse à 1,86m, sa petite taille avait déjà décidé de son poste. « Je suis meneur, un poste clé parce que c'est toi qui t'occupes de tout. Victoire ou défaite dépendent de ta performance. C'est toi qui annonces les systèmes, qui décides d'accélérer, de ralentir, tu as tout le temps la balle en main. » Une responsabilité qu'il assume parfaitement. « J'aime bien avoir de la pression. Y compris celle des médias. C'est comme ça que tu te surpasses. »
Le rêve Américain
« Pour tout basketteur, le rêve c'est de jouer en NBA. C'est là qu'il y a les meilleurs joueurs. En France, tu parles aux gamins, ils connaissent tous les mecs de la NBA, pas un seul de Pro A. Et puis, même si ce n'est pas le principal, il faut savoir que le plus mauvais en NBA gagne autant d'argent que le meilleur français. Et sans les impôts... »
Pour lui, la NBA, c'est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Courant 2000, il est retenu pour participer à Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il tape dans l'½il des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Il est alors courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA. « C'est mon père qui prenait les contacts. Parce qu' aux Etats-Unis, ils sont très isolationnistes, mais qu'en passant par mon père, ils ne retenaient qu'une chose, c'est que j'étais à moitié américain. Rien que mon nom sonnait en ma faveur : Tony Parker, c'est pas français. »
Conscient des règles de ce milieu, de l'aspect " politique " à adopter pour réussir, Tony Parker avance à grands pas. Il n'a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. « A la maison, mon père parlait anglais, je répondais en français, mais au PS-G, je servais de traducteur aux Américains », raconte-t-il. D'ailleurs, à la fin de sa première année au PS-G, Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, direction Georgia Tech pour deux saisons en NCAA, avant de briguer la draft pour la NBA.
Ce nom renvoie directement au milieu du basket. Et on ne peut que comprendre l'influence de ce dernier sur Tony, son filleul. Jean-Pierre Staelens reste l'homme aux 100 sélections, toujours détenteur d'un record mythique (71 pts marqués en une rencontre avec Denain, en ce jour de 1967, face à Valenciennes). C'est lui, le premier, qui avait repéré Tony Parker senior aux Etats-Unis, en 1978, bien avant de devenir l'agent du fils. Il est décédé brutalement d'un accident cardiaque le 31 décembre 1999, mais reste très présent dans la famille.
Le hasard l'a voulu : c'est à Bruges que Tony est né. « Quand on était petit, on déménageait tout le temps, explique-t-il. On suivait notre père. » Au gré des contrats paternels, la caravane Parker a fait escale à Gravelines, Denain, Fécamp... et Rouen. C'est là que les frangins ont fixé leurs racines et débuté dans le basket.
Mais c'est par le football que Tony a débuté. « Je jouais avant-centre, j'adorais marquer des buts », dit-il. Pourtant, en voyant évoluer Michael Jordan, il opte pour le basket et s'inspire de la méga-star des Bulls. « En 1996, j'étais en vacances dans ma famille à Chicago, raconte Tony. Grâce à mon oncle, on a pu assister à un entraînement avec mes frères et mon cousin. On a parlé avec Scottie Pippen et on a pris une photo avec Jordan ! » Ce moment magique a été immortalisé, alors que le " good luck " du maître reste gravé dans sa mémoire. Cela dit, c'est à son père qu'il fait référence lorsqu'il parle d'exemple en mai 2000 : « Je voudrais suivre l'exemple de mon père, mais en faisant mieux », lâche-t-il. Ne voyez pas une morgue démesurée dans ces paroles, ce n'est pas le genre de la maison. Mais Tony Parker est conscient de sa valeur et de sa progression fulgurante. « J'ai des qualités de vitesse et d'agilité, admet-il. Surtout, je fais tout plus vite que les autres, j'apprends plus vite. Chaque fois, j'ai joué surclassé. Jamais avec des gars de mon âge. Mais c'est comme ça qu'on progresse. Du coup, j'ai explosé vachement tôt. »
En revanche, il a pris son temps pour grappiller des centimètres. Et avant que sa croissance tardive (vers 15 ans) le hisse à 1,86m, sa petite taille avait déjà décidé de son poste. « Je suis meneur, un poste clé parce que c'est toi qui t'occupes de tout. Victoire ou défaite dépendent de ta performance. C'est toi qui annonces les systèmes, qui décides d'accélérer, de ralentir, tu as tout le temps la balle en main. » Une responsabilité qu'il assume parfaitement. « J'aime bien avoir de la pression. Y compris celle des médias. C'est comme ça que tu te surpasses. »
Le rêve Américain
« Pour tout basketteur, le rêve c'est de jouer en NBA. C'est là qu'il y a les meilleurs joueurs. En France, tu parles aux gamins, ils connaissent tous les mecs de la NBA, pas un seul de Pro A. Et puis, même si ce n'est pas le principal, il faut savoir que le plus mauvais en NBA gagne autant d'argent que le meilleur français. Et sans les impôts... »
Pour lui, la NBA, c'est le but ultime, le seul qui motive sa carrière. Courant 2000, il est retenu pour participer à Nike Hoop Summit, une sélection mondiale contre les meilleurs juniors américains. Il tape dans l'½il des recruteurs par son jeu et ses stats impressionnantes. Il est alors courtisé par toutes les universités américaines pour jouer en NCAA. « C'est mon père qui prenait les contacts. Parce qu' aux Etats-Unis, ils sont très isolationnistes, mais qu'en passant par mon père, ils ne retenaient qu'une chose, c'est que j'étais à moitié américain. Rien que mon nom sonnait en ma faveur : Tony Parker, c'est pas français. »
Conscient des règles de ce milieu, de l'aspect " politique " à adopter pour réussir, Tony Parker avance à grands pas. Il n'a pas peur de partir, a été éduqué dans la mentalité américaine. « A la maison, mon père parlait anglais, je répondais en français, mais au PS-G, je servais de traducteur aux Américains », raconte-t-il. D'ailleurs, à la fin de sa première année au PS-G, Tony avait fait son choix : son bac en poche, en septembre, direction Georgia Tech pour deux saisons en NCAA, avant de briguer la draft pour la NBA.


