Ce départ n'aura pas lieu. Didier Dobbels est remplacé par un coach américain, Ron Steward, tandis que Laurent Sciarra décide de quitter la capitale. Ce qui change tout pour Tony. « Je le connais bien Ron, se réjouit-il à l'époque. Il m'a dit qu'il me ferait jouer et le PS-G m'a refait une offre très intéressante. » La négociation prend forme, d'autant que, dans l'intervalle, T.P. a ajouté une ligne à son palmarès. Avec l'équipe de France juniors, à Zadar (Croatie), il a obtenu ce qu'il convoitait, le titre de champion d'Europe de la catégorie -ce que seule la génération de 1992 avait réalisé jusque là-, en même temps que celui de MVP du tournoi.
A la tête d'une équipe composée de jeunes joueurs (Diarra, Zig, Rupert), Tony tente de mener le PBR au sommet du championnat. Mais très vite, cette équipe pétrit de talents montre ses limites. Les " Metropolitains " alternent des résultats en dents de scie pour terminer à la 8e place de la saison régulière, dernière place qualificative pour les play-offs. Face à l'ogre du championnat, l'ASVEL, Paris " explose " au cours des deux matches.
« Villeurbanne a montré qu'ils étaient plus forts que nous, explique-t-il après l'élimination devant le public parisien, qui sent le savoir, vient d'assister au dernier match de TP dans le championnat français. Ils ont été constants pendant les deux matches et il n'y a vraiment rien à dire. On était dépassé, ils étaient plus en rythme et voilà. Ça donne un écart de 30 points sur les deux matches. De mon côté, je suis fatigué. Je ne sais pas pourquoi mais je suis réellement cassé. Les quelques jours de repos arrivent au bon moment parce que la saison a été longue. »
Avec près de 15 points de moyenne et 6 passes décisives (14,7 pts et 5,7 pds) par match, Tony est élu 3eme meilleur joueur français de Pro A dès sa première saison. Mais pour T.P., le plus important reste à venir. Le prodige du basket français a en effet décidé de se présenter à la draft 2001 afin de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA. Après des works-out à couper le souffle, TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. « C'est l'équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleurs équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ca va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile. »
Mais le plus incroyable reste à venir. A 19 ans, Tony, qui espère jouer environ 15 minutes par match, entre dans l'histoire de la NBA en devenant le plus jeune meneur de jeu titulaire. « Au départ, mon objectif était de devenir le meneur titulaire dans la deuxième partie de saison, après le All-Star Game à Philadelphie en février. Mais comme j'ai bien joué à l'entraînement, le coach a décidé de me mettre dans le cinq de départ dès le cinquième match. Popovich disait que l'équipe jouait mieux lorsque j'étais sur le terrain. C'est pour ça que tout est allé si vite », explique Tony après son deuxième match dans le cinq de départ contre Charlotte. La folle aventure ne fait que commencer.
Avec les tours jumelles, Duncan et Robinson, Tony mène les Spurs au titre de champion de la division Midwest au terme de la saison régulière. Place aux play-offs, où Seattle et Gary Payton promettent l'enfer au Frenchie. Les compteurs remis à zéro, une nouvelle compétition commence. Mais TP, lui, ne change pas. Opposé à l'un des meilleurs meneurs de jeu du monde, le n°9 des Spurs dépasse le maître. 17,2 pts par match à 50% de réussite aux tirs dont 53,3% à trois points.. Tony Parker entre dans la cour des grands dès sa première saison. Rien ne semble pouvoir l'arrêter... hormis la bande à O'Neal et Bryant, qui stoppe une nouvelle fois les Spurs en demi-finale de Conférence (4-1). « L'année prochaine, je veux gagner le titre avec les Spurs », prévient Tony, qui aura vu sa saison marquée par une présence au All-Star Rookie et dans le meilleur cinq des rookies.
Pour sa deuxième année, Tony est attendu au tournant. L'effet de surprise n'existe plus. Mais une nouvelle fois, il éclabousse de toute sa classe le plus relevé des championnats de basket. Les Spurs impressionnent tout au long de la saison, avec un Duncan d'une autre planète. Le natif des Iles Vierges se voit décerné pour la deuxième année consécutive le titre de MVP de la saison régulière. Le moment de vérité est arrivé, San Antonio retrouve Ph½nix, premier adversaire de ces play-offs.
La bataille est terrible. Face à Stephon Marbury, sa bête noire, TP semble avoir perdu son basket. Touché mais pas abattu, il faudra attendre la troisième rencontre pour que Tony montre son vrai visage. « Je ne vais pas mentir, j'étais frustré. Mais je ne me suis jamais pris la tête en me disant que je ne pouvais rien faire contre Marbury. Ceux qui ont pensé et dit ça ont vraiment abusé. Il faut arrêter... Ce n'est pas parce que j'ai loupé deux matchs qu'il faut m'enterrer », analyse Tony, auteur de 29 points. Quatre matchs plus tard, les Spurs gagnent leur billet pour la demi-finale contre les... Lakers.
A la recherche d'un quatrième titre consécutif, Los Angeles annonce la couleur en prédisant une victoire 4-0. La bande à O'Neal tombe de haut dès le premier match en s'inclinant (87-82) au SBC Center. « Les Lakers parlent toujours beaucoup, on ne va pas les changer », concède Tony, dont le compteur est resté bloqué à 9 points. 48 heures plus tard, alors que tout le monde attend une réaction des Lakers, San Antonio pulvérise la bande à Phil Jackson avec un incroyable 56% aux shoots, dont 57% à 3 points. « Ce n'est pas tous les jours que le cinq de départ reste sur le banc face aux Lakers pour le dernier quart-temps. C'est clair, c'était royal. Il était difficile d'espérer mieux », s'exclame TP après cette démonstration (114-95).
Changement de décor au Staples Center. Après avoir surclassé le Game 3, les Lakers trouvent les ressources nécessaires pour égaliser à 2-2 après avoir touché le fond. « Ca fait mal... C'est une défaite difficile à digérer parce que nous avons eu 16 points d'avance. Malheureusement, les Lakers son revenus dans les dernières minutes. Ils mènent de 3 points à 14s de la fin du match et c'est à ce moment là que j'effectue une mauvaise passe sur la remise en jeu. Avec cette balle perdue, le match est terminé », concède Tony, déçu de ne pas avoir su gérer la dernière possession de balle. Tout est à refaire pour San Antonio. Le public texan retient son souffle dans le Game 5. 96-94 pour SA a quelques secondes de la sirène. Robert Horry, transparent depuis le début de la série, dégaine à 3 points malgré le retour de TP. « Sur le moment, j'ai vraiment pensé qu'elle allait terminer dedans. Tim (Duncan) et Bruce (Bowen) faisaient prise à deux sur Kobe. Quand j'ai vu que la balle allait terminer dans les mains de Horry, j'ai couru comme un malade pour tenter de le gêner. Pu..., elle n'est pas passée loin, j'ai vraiment eu chaud. C'est comme ça, la chance a tourné. Mais je m'en fous royalement, cette victoire, on la prend avec plaisir. » Les Lakers ne s'en relèveront pas. Malgré l'avantage du terrain, les champions en titre s'écroulent (82-110). Les Spurs sont en finale de la Conférence Ouest.
A la tête d'une équipe composée de jeunes joueurs (Diarra, Zig, Rupert), Tony tente de mener le PBR au sommet du championnat. Mais très vite, cette équipe pétrit de talents montre ses limites. Les " Metropolitains " alternent des résultats en dents de scie pour terminer à la 8e place de la saison régulière, dernière place qualificative pour les play-offs. Face à l'ogre du championnat, l'ASVEL, Paris " explose " au cours des deux matches.
« Villeurbanne a montré qu'ils étaient plus forts que nous, explique-t-il après l'élimination devant le public parisien, qui sent le savoir, vient d'assister au dernier match de TP dans le championnat français. Ils ont été constants pendant les deux matches et il n'y a vraiment rien à dire. On était dépassé, ils étaient plus en rythme et voilà. Ça donne un écart de 30 points sur les deux matches. De mon côté, je suis fatigué. Je ne sais pas pourquoi mais je suis réellement cassé. Les quelques jours de repos arrivent au bon moment parce que la saison a été longue. »
Avec près de 15 points de moyenne et 6 passes décisives (14,7 pts et 5,7 pds) par match, Tony est élu 3eme meilleur joueur français de Pro A dès sa première saison. Mais pour T.P., le plus important reste à venir. Le prodige du basket français a en effet décidé de se présenter à la draft 2001 afin de réaliser son rêve : fouler les parquets de la NBA. Après des works-out à couper le souffle, TP voit son nom sortir le 27 juin à la 28e place de la draft. Direction les Spurs de San Antonio, champions NBA en 1999. « C'est l'équipe dans laquelle je voulais évoluer. Elle fait partie des trois meilleurs équipes de la NBA et ils ont dans leur effectif deux grands joueurs, Tim Duncan et David Robinson. Ca va être fort ! Jouer avec eux, ça va me changer du championnat de France. C'est évident, ils vont me rendre le jeu plus facile. »
Mais le plus incroyable reste à venir. A 19 ans, Tony, qui espère jouer environ 15 minutes par match, entre dans l'histoire de la NBA en devenant le plus jeune meneur de jeu titulaire. « Au départ, mon objectif était de devenir le meneur titulaire dans la deuxième partie de saison, après le All-Star Game à Philadelphie en février. Mais comme j'ai bien joué à l'entraînement, le coach a décidé de me mettre dans le cinq de départ dès le cinquième match. Popovich disait que l'équipe jouait mieux lorsque j'étais sur le terrain. C'est pour ça que tout est allé si vite », explique Tony après son deuxième match dans le cinq de départ contre Charlotte. La folle aventure ne fait que commencer.
Avec les tours jumelles, Duncan et Robinson, Tony mène les Spurs au titre de champion de la division Midwest au terme de la saison régulière. Place aux play-offs, où Seattle et Gary Payton promettent l'enfer au Frenchie. Les compteurs remis à zéro, une nouvelle compétition commence. Mais TP, lui, ne change pas. Opposé à l'un des meilleurs meneurs de jeu du monde, le n°9 des Spurs dépasse le maître. 17,2 pts par match à 50% de réussite aux tirs dont 53,3% à trois points.. Tony Parker entre dans la cour des grands dès sa première saison. Rien ne semble pouvoir l'arrêter... hormis la bande à O'Neal et Bryant, qui stoppe une nouvelle fois les Spurs en demi-finale de Conférence (4-1). « L'année prochaine, je veux gagner le titre avec les Spurs », prévient Tony, qui aura vu sa saison marquée par une présence au All-Star Rookie et dans le meilleur cinq des rookies.
Pour sa deuxième année, Tony est attendu au tournant. L'effet de surprise n'existe plus. Mais une nouvelle fois, il éclabousse de toute sa classe le plus relevé des championnats de basket. Les Spurs impressionnent tout au long de la saison, avec un Duncan d'une autre planète. Le natif des Iles Vierges se voit décerné pour la deuxième année consécutive le titre de MVP de la saison régulière. Le moment de vérité est arrivé, San Antonio retrouve Ph½nix, premier adversaire de ces play-offs.
La bataille est terrible. Face à Stephon Marbury, sa bête noire, TP semble avoir perdu son basket. Touché mais pas abattu, il faudra attendre la troisième rencontre pour que Tony montre son vrai visage. « Je ne vais pas mentir, j'étais frustré. Mais je ne me suis jamais pris la tête en me disant que je ne pouvais rien faire contre Marbury. Ceux qui ont pensé et dit ça ont vraiment abusé. Il faut arrêter... Ce n'est pas parce que j'ai loupé deux matchs qu'il faut m'enterrer », analyse Tony, auteur de 29 points. Quatre matchs plus tard, les Spurs gagnent leur billet pour la demi-finale contre les... Lakers.
A la recherche d'un quatrième titre consécutif, Los Angeles annonce la couleur en prédisant une victoire 4-0. La bande à O'Neal tombe de haut dès le premier match en s'inclinant (87-82) au SBC Center. « Les Lakers parlent toujours beaucoup, on ne va pas les changer », concède Tony, dont le compteur est resté bloqué à 9 points. 48 heures plus tard, alors que tout le monde attend une réaction des Lakers, San Antonio pulvérise la bande à Phil Jackson avec un incroyable 56% aux shoots, dont 57% à 3 points. « Ce n'est pas tous les jours que le cinq de départ reste sur le banc face aux Lakers pour le dernier quart-temps. C'est clair, c'était royal. Il était difficile d'espérer mieux », s'exclame TP après cette démonstration (114-95).
Changement de décor au Staples Center. Après avoir surclassé le Game 3, les Lakers trouvent les ressources nécessaires pour égaliser à 2-2 après avoir touché le fond. « Ca fait mal... C'est une défaite difficile à digérer parce que nous avons eu 16 points d'avance. Malheureusement, les Lakers son revenus dans les dernières minutes. Ils mènent de 3 points à 14s de la fin du match et c'est à ce moment là que j'effectue une mauvaise passe sur la remise en jeu. Avec cette balle perdue, le match est terminé », concède Tony, déçu de ne pas avoir su gérer la dernière possession de balle. Tout est à refaire pour San Antonio. Le public texan retient son souffle dans le Game 5. 96-94 pour SA a quelques secondes de la sirène. Robert Horry, transparent depuis le début de la série, dégaine à 3 points malgré le retour de TP. « Sur le moment, j'ai vraiment pensé qu'elle allait terminer dedans. Tim (Duncan) et Bruce (Bowen) faisaient prise à deux sur Kobe. Quand j'ai vu que la balle allait terminer dans les mains de Horry, j'ai couru comme un malade pour tenter de le gêner. Pu..., elle n'est pas passée loin, j'ai vraiment eu chaud. C'est comme ça, la chance a tourné. Mais je m'en fous royalement, cette victoire, on la prend avec plaisir. » Les Lakers ne s'en relèveront pas. Malgré l'avantage du terrain, les champions en titre s'écroulent (82-110). Les Spurs sont en finale de la Conférence Ouest.